Communiqué de presse : l’UPFJ dénonce l’attitude anti-démocratique du Crif

Dans le cadre de l’élection présidentielle à venir, la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël a reçu Louis Aliot et Gilbert Collard lors son petit-déjeuner politique rituel à Paris.

Pour la première fois dans l’histoire, l’une des principales forces associatives au sein de la communauté juive de France recevait officiellement et publiquement deux personnalités dans le premier cercle de la présidente du Front National, Marine Le Pen.

Donnée en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle par tous les instituts de sondage, Marine Le Pen rassemble environ un électeur sur trois.

Ce bel exercice démocratique a été l’occasion d’échanger de manière républicaine et constructive sur de nombreux sujets en toute liberté et d’exposer quelques points du projet de Marine Le Pen pour la France.

C’est avec stupeur que l’UPFJ a pris connaissance du communiqué de presse publié par le Crif condamnant cette rencontre politique.

En ostracisant ainsi le Front National, le Crif ne rejette pas seulement un parti politique qui participe à la vie démocratique française mais il exclut de facto de la communauté nationale un électeur français sur trois.

Le Crif prétend vouloir maintenir un cordon sanitaire entre les Juifs et le Front National. Mais où est le cordon sanitaire vis-à-vis de Benoît Hamon, qualifié de candidat des Frères Musulmans par son propre camp et soutenu publiquement par Alain Soral et Dieudonné ?

Sur une soixantaine d’associations affiliées au Crif, une cinquantaine sont exclusivement composées d’une poignée de membres et la dizaine d’autres ne sont pas de nationalité française.

La représentative réelle du Crif est celle que la classe politique française veut bien lui accorder en participant à son dîner annuel.

L’attitude du Crif est symptomatique d’une instrumentalisation politique, celle de la gauche mondiale ayant combattu le Brexit et Donald Trump.

Le Crif relaie en France la politique du réseau juif européen pour Israël et pour la paix (Jcall). C’est son choix et son droit mais que le Crif cesse de parler au nom de l’ensemble des Français Juifs.

Depuis vingt ans, la qualité de vie des Français Juifs ne cesse de se dégrader. A terme, la France deviendra Judenrein si un virage politique à 180° n’est pas opéré très rapidement. D’ailleurs de nombreuses zones en France le sont déjà.

A quoi a servi le Crif depuis 20 ans ? Pourquoi cette association qui affirme détenir la vérité et qui se voit si puissante a-t-elle été incapable de protéger les Français Juifs des nouvelles menaces contemporaines ?

Plutôt que de se remettre en question et de saluer l’initiative démocratique de notre ami Richard Abitbol, plutôt que de souligner les évolutions qui s’opèrent tous les jours au sein du Front National, plutôt que d’applaudir des deux mains les discours sans concession tenus par Louis Aliot et Gilbert Collard, le Crif préfère rester figé dans ses postures et condamner encore et toujours.

Peu importe, car plus le Crif tape sur le Front National, plus le FN monte avec notamment des voix juives. Alors surtout que le Crif ne change rien.

On peut tout à fait être en désaccord avec le Front National et ne pas partager sa sensibilité politique mais l’attitude du Crif à l’égard du FN est un véritable déni de démocratie, un rejet du réel, une injure faite aux millions de Français votant FN.

Le Crif est totalement esseulé et isolé sur cette question au sein de la communauté juive. Il n’est absolument pas en accord avec les attentes de la très grande majorité des Français Juifs attachés au pluralisme politique et à la liberté d’opinion et d’expression.

Michel Thooris, président de l’UPFJ.